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le bassin versant
Un bassin versant est un territoire dont les limites sont naturelles, et non pas déterminées par l'être humain. En fait, ce sont les crêtes des montagnes et les dénivellations du terrain qui déterminent les limites d'un bassin versant. On appelle généralement ces crêtes de montagne et dénivellations la ligne de partage des eau.
Le bassin versant est donc un territoire isolé du point de vue hydrologique puisque chacune des gouttes d'eau qui tombe à l'intérieur des limites d'un bassin versant, peu importe l'endroit dans le bassin versant, atteindra, à la fin de son parcours, le même exutoire.
C'est donc dire que l'ensemble des eaux qui s'écoulent dans un bassin versant donné utilise la même porte de sortie, l'exutoire du cours d'eau principal qui draine ce bassin versant.
l'organisme de bassin
Le premier aspect, primordial, est qu'un organisme de bassin versant (ou OBV) n'est pas un groupe environnemental, mais plutôt un organisme de planification et de coordination des actions en matière de gestion de l'eau.
C'est donc une table de concertation où tous les acteurs et usagers de l'eau qui oeuvrent à l'intérieur d'un même bassin versant peuvent s'exprimer et débattre de leurs choix et idées.
C'est un organisme créé et administré par le milieu afin de décider localement de l'avenir de leur ressource eau et dont les membres sont issus des secteurs municipal, économique, communautaire et gouvernemental.
Les OBV ont deux mandats: promouvoir la gestion intégrée de l'eau par bassin versant mais surtout réaliser un Plan directeur de l'eau en consultant la population et en sollicitant l'expertise locale.
Pour cela, un organisme de bassin compte sur sa permanence composée d'une ou plusieurs personnes chargées de collecter des données, élaborer et soumettre des pistes d'actions et de solutions aux acteurs présents autour de la table, en plus d'animer ce réseau.
L'organisme de bassin est enfin l'initiateur de la mise en oeuvre des actions ciblées dans le Plan directeur de l'eau par la signature d'ententes de coopération avec les acteurs du milieu. Il est également le responsable du suivi et de la diffusion des ententes de coopérations.
Lorsque le milieu le souhaite, l'OBV peut également se voir confier la maîtrise d'oeuvre de la réalisation des actions.
I y a environ 40 organismes de bassin versant au Québec dont 33 sont reconnus prioritaires et bénéficient d'une soutien financier partiel de la part du Gouvernement du Québec.
la gestion intégrée de l'eau par bassin versant
La gestion intégrée est une approche qui cherche à inclure les intérêts, les ressources et les contraintes de l'ensemble des acteurs qui interviennent dans un même domaine plutôt que de considérer exclusivement les préoccupations et les responsabilités propres à chacun.
La gestion intégrée de l'eau est donc un mode de gestion qui tient compte de l'ensemble des usages qui ont un impact sur la ressource eau. Cette approche permet d'avoir une vision globale et de connaître les effets cumulatifs des activités sur la ressource eau et sur les autres usages de l'eau.
Lorsque l'on considère les utilisations et les activités qui touchent l'eau de façon isolée, ces usages peuvent sembler avoir un effet négligeable sur la ressource, mais lorsqu'on les considère globalement, l'impact peut être majeur.
La gestion intégrée de l'eau par bassin versant est un mode de gestion qui tient compte de l' ensemble des activités qui ont un impact sur la ressource eau à l'intérieur du territoire naturel d'écoulement des eaux, le bassin versant.
Ce mode de gestion permet également de considérer la capacité du bassin versant à supporter les usages de l'eau et d'obtenir une vision globale de ces usages afin de les préserver pour les générations futures.
le plan directeur de l'eau
La réalisation du PDE est l'un des deux mandats fondammentaux des organismes de bassin. Celui-ci est un document de planification qui comporte 5 grands parties ou étapes.
Dans un premier temps, il est nécessaire de collecter l'ensemble des données relatives à l'eau au travers de plusieurs thématiques telles les infrastructures, les milieux humides, ou les écosystèmes pour ne nommer que celles-ci. L'ensemble de ces données constituent le portrait.
A la lumière de l'ensemble de ces informations, on peut porter un diagnostic sur l'état du bassin versant, c'est à dire identifier à l'aide de symptômes territoriaux, les points forts et les points faibles vis-à-vis de la ressource en eau.
Pour les 4 enjeux de l'eau que sont la qualité, la quantité, l'accessibilité et la sécurité, et en fonction du diagnostic posé, des orientations sont envisagées et des objectifs déterminés.
Pour remplir les objectifs fixés, un plan d'action est mis sur pied, désignant les actions correctives ou préventives à réaliser, les acteurs concernés, et des indications d'échéance et de budget.
Enfin, le plan d'action est mis en oeuvre, action par action, en fonction des opportunités et des budgets disponibles, et encadré par des ententes de coopération, décrivant les engagements de chacun.
Saviez-vous que le Plan Directeur de l'eau pour le bassin versant de la rivière Montmorency est le seul document de ce type qui soit consultable de manière interactive sur Internet au Canada ? Visitez-le ici.
le conseil de bassin de la rivière montmorency
En 2000, la CAGEQ, Corporation d’actions et de gestion environnementale de québec, a entrepris un projet d’implantation de gestion intégrée par bassin versant pour la rivière Montmorency. Elle avait à l’occasion mis sur pied la structure administrative du conseil de bassin et dressé un portrait du bassin versant.
C’est deux années plus tard, le 4 décembre 2002, que le CBRM a été reconnu officiellement comme l’un des 33 bassins versants prioritaires définis par le MDDEP, lors de la mise en place de la Politique Nationale de l’Eau.
Cette politique gouvernementale (provinciale) donne le mandat au CBRM d’élaborer le Plan directeur de l'eau pour le bassin versant de la rivière Montmorency.



